Par: Clare Liptak et Dr. Timothy Motis
Publié: 17/07/2017

Télécharger

edn-numero-136.pdf

Évaluer cette ressource


Les rédacteurs: Les insectes et autres ravageurs peuvent constituer une contrainte sérieuse à la production alimentaire, en particulier lorsque les ressources pour la lutte antiparasitaire sont limitées. Par exemple, dans EDN 133, nous avons répondu à une question sur les problèmes de la mineuse de tomate (Tuta absoluta) au Nigéria. Les fortes infestations de ce ravageur à lui seul peuvent réduire les rendements de 80 à 100% (Gebremariam 2015). L'article suivant jette les bases d’efforts visant à renforcer nos ressources d'information sur la surveillance et la lutte contre les ravageurs.

Principes généraux et pratique

par Clare Liptak, horticulteur, Professeur agrégé de l'Université Rutgers à la retraite

Qu'est-ce que la surveillance des cultures?

La surveillance est l'inspection régulière et attentive des plantes cultivées tout au long de la saison agricole; lors de la surveillance, un agriculteur parcourt sa culture pour rechercher des problèmes de plantes tels que les insectes et les acariens, les maladies, les mauvaises herbes, les dégâts causés par les tempêtes, et les contraintes environnementales telles que la sécheresse, ou des carences en éléments nutritifs. Cet article met un accent particulier sur la surveillance des cultures contre les insectes nuisibles.

Pourquoi surveiller vos cultures?

Le fait de détecter des problèmes tôt permet à un agriculteur de les résoudre avant que la culture ne subisse de graves dégâts. Avec des cultures légumières à court terme comme la tomate, la détection précoce des problèmes de ravageurs est essentielle pour permettre la prise de décisions en temps opportun avant qu'il ne soit trop tard. Si le ravageur n'est pas connu de l’agriculteur, la détection précoce signifie qu'il y a plus de temps pour l'identifier correctement. Une mauvaise surveillance des cultures peut entraîner des  pertes importantes de production.

La surveillance permet une utilisation rapide et efficace des intrants de lutte contre les ravageurs. Beaucoup d'insecticides, que ce soit des produits achetés ou des extraits fabriqués à base de diverses plantes par des agriculteurs, fonctionnent mieux – et sont moins susceptibles d'avoir un impact environnemental négatif –  lorsque la population de ravageurs est moins nombreuse. Beaucoup fonctionnent mieux également à un certain stade du développement des ravageurs. Par exemple, la période de traitement au Bt (Bacillus thuringiensis) est essentielle pour lutter contre des ravageurs tels que les légionnaires d'Afrique (Spodoptera exonta). Puisque la bactérie Bt doit être ingérée par l'insecte cible, elle doit être appliquée lorsque les jeunes chenilles se nourrissent activement.

Il est également utile de savoir qu’il y a des insectes utiles qui pourraient aider à lutter contre un ravageur de plantes; consultez la section « Références et lectures complémentaires » au bas de cet article pour obtenir des liens vers des photos et des informations sur des insectes bénéfiques bien connus. Une telle connaissance peut influencer un agriculteur à adopter des pratiques favorisant les alliés naturels contre les ravageurs. Par exemple, si un agriculteur remarque des bombyles (famille des Syrphidées) dans le champ, il se peut qu’il souhaite permettre à des plantes à fleurs telles que le chanvre de Bengale (Crotalaria sp.) de pousser dans le champ (Infonet biovision 2016, Wang 2012). Les larves des bombyles se nourrissent de pucerons et de petites chenilles, tandis que les adultes sont attirés par les fleurs et sont de bons pollinisateurs.

EDN 136 Figure 1

Figure 1. Loupe à deux lentilles. Source: Clare Liptak

Outils de surveillance

La vision et l'esprit inquisiteur sont les outils les plus importants; cependant, il est utile d'avoir les éléments de base ci-dessous:

  • Une loupe pour observer les petits insectes ou les œufs d'insectes
  • Un pot ou un sac en plastique pour recueillir des spécimens d'insectes pour un examen ultérieur
  • Du ruban voyant ou des bandes de tissus pour marquer les plantes endommagées par des insectes
  • Un crayon et un bloc-notes pour noter les observations

J'ai une loupe achetée il y a environ 20 ans chez NASCO. Il se vend actuellement à 6,85 $ et a deux lentilles: une lentille (5X) me permet de voir la plupart des insectes et, si on utilise les deux lentilles ensemble (10X), je peux voir la plupart des œufs d'insectes. J'ai réussi à la garder si longtemps car, en position dépliée, je lui enfile un cordon pour que je puisse la porter autour du cou tout en surveillant (figure 1). Aux États-Unis, les loupes à main de haute qualité fabriquées spécifiquement pour l'étude des insectes coûtent de 30 à 50 $ chez BioQuip. Toute loupe pourra faire l’affaire; des options moins chères peuvent être disponibles dans les lieux de vente des fournitures de bureau.

Comme je suis droitier, je tiens la loupe simple dans la main droite, avec l'os long du pouce sur la joue, de sorte que la loupe simple reste immobile. Ensuite, avec l'échantillon dans ma main gauche, je le rapproche et l’éloigne de la loupe jusqu'à ce que l'échantillon soit au foyer.

Comment surveiller?

Parcourir régulièrement le jardin ou le champ entier

Bien sûr, lors de l'arrosage ou du désherbage, les agriculteurs cherchent également à voir s’il y a des problèmes de ravageurs, mais il est utile de parcourir l'ensemble de la plantation ou du champ au moins une fois par semaine spécifiquement pour la surveillance. Chaque fois qu'un agriculteur entre dans son champ pour surveiller, il devrait chercher des signes de ravageurs spécifiques que l’on pourrait très probablement y trouver selon le stade de développement des cultures et le temps de la saison agricole. Il est parfois utile d'entrer dans le champ ou dans la parcelle à partir d'un point de départ différent. Par exemple, en marchant le soleil au dos, vous verrez les choses différemment que si vous marchez toujours face au soleil.

Contrôler soigneusement quelques plantes 

Il n'est pas nécessaire de vérifier chaque plante, mais vérifiez les plantes de façon aléatoire et méticuleuse dans les zones problématiques d'abord, en regardant la face supérieure et inférieure des feuilles. Il peut y avoir plus d'un ravageur, et le ravageur le plus évident peut ne pas être la cause des dégâts causés sur les plantes. Le nombre de plantes à examiner et à rechercher varie selon la culture et le ravageur. (L’OISAT [Service d'information en ligne pour la lutte antiparasitaire non chimique dans les tropiques] fournit un outil qui répertorie, pour un certain nombre de cultures différentes, d’importants ravageurs à rechercher à différents stades de croissance des cultures.)

Rechercher la cohérence

Les impressions personnelles sont à la base des décisions de gestion des cultures. Deux personnes peuvent avoir des opinions différentes sur le nombre d'insectes constituant une petite infestation par opposition à une infestation modérée. Pour cette raison, il est préférable que la même personne surveille la culture tout au long de son développement. A défaut, deux personnes pourraient travailler ensemble, discuter et s’accorder sur une approche de surveillance avant de faire le tour du champ ou du jardin.

Faire une distinction entre les problèmes biotiques et abiotiques

Accordez une attention particulière aux indices qui vous permettent de distinguer les problèmes liés aux ravageurs, des situations non liées aux ravageurs, ou liées à l’environnement. Les insectes, les maladies, les acariens, les rongeurs, etc. sont tous biotiques, ce qui signifie « résultant d’êtres vivants». Les situations environnementales telles que la sécheresse ou les inondations sont « abiotiques », ce qui signifie qu'elles ne sont pas causées par des êtres vivants.

Les problèmes biotiques apparaissent souvent de façon aléatoire en particulier dans les premiers stades – par exemple des feuilles çà et là montrent des taches – alors que les conditions abiotiques peuvent être très dramatiques. Un problème d'insectes peut commencer avec juste quelques chenilles et des preuves de prélèvements alimentaires sur quelques plantes, tandis que les sols arides peuvent provoquer le flétrissement ou le dessèchement total d'une plante ou d'un groupe de plantes. Les problèmes bioetiques sont également les plus susceptibles d'affecter des cultures spécifiques ou étroitement liées. Un problème biotique affectant la tomate, par exemple, n'aurait généralement pas d'incidence sur le maïs car ces cultures ne sont pas liées. (La mineuse de la tomate est une exception à cette règle générale, car elle se nourrit non seulement des plantes de la famille des Solanacées (par exemple, la tomate et la pomme de terre), mais a également été trouvée sur les haricots communs (Phaseolus vulgaris), qui sont de la famille des Fabacées. En revanche, les problèmes abiotiques affectent souvent des cultures non apparentées et même des mauvaises herbes dans la même région.

Noter les observations

Au début de la saison, faites une cartographie du champ avec les cultures (et même les différents cultivars d'une culture) placées aussi exactement que possible. Cela peut être utilisé pour marquer les zones où des problèmes d'insectes se produisent dans le champ. Certains agriculteurs utilisent une nouvelle cartographie pour prendre des notes pour chaque visite de surveillance. D'autres utilisent un journal distinct pour les entrées. Quoi qu'il en soit, pour chaque visite de surveillance, notez la date et les conditions météorologiques, le stade de développement des cultures et toute autre information qui serait utile plus tard pour prendre des décisions en matière de lutte contre les ravageurs.
Gardez à l'esprit que ces notes deviennent le meilleur outil de l’agriculteur pour accroître son expertise; personne ne sera aussi bien informé sur son champ que lui. Comme toute autre chose, la compétence vient avec la pratique. Mes premières séries de notes étaient principalement des phrases complètes, pas d'abréviations et peu d'observations sur le milieu environnant. Mais au cours des dernières années, j'ai abrégé davantage. [Rédacteurs: si un agriculteur est incapable d'écrire, on peut encore apprendre et se souvenir de beaucoup de choses grâce à une surveillance cohérente, et il peut y avoir des techniques de prise de note non textuelles déjà utilisées dans la communauté, comme le dessin.]

Utilisation des pieges de surveillance

par Tim Motis, sur la base d'une expérience de ECHO réalisée par Stacy Reader et Christine Paul

Importance des pièges pour la surveillance des insectes

La marche à travers un champ pour observer les problèmes de ravageurs est une partie importante de toute approche de surveillance. Cependant, de nombreux insectes sont actifs la nuit alors qu'il ne serait pas pratique pour un agriculteur d'être dans le champ ou le jardin. Il y a aussi des jours où l’agriculteur est absent. Ces limitations sont surmontées, au moins en partie, en utilisant n’importe quel type de récipient ou dispositif qui capture suffisamment d'insectes pour donner à l’agriculteur une indication de quelles espèces de ravageurs y sont présentes.

Les pièges de surveillance fonctionnent jour et nuit et peuvent être fabriqués avec des matériaux locaux tels que des bouteilles d'eau ou de jus en plastique. Les pièges peuvent être placés pour cibler différents types d'insectes. Les pièges aériens capturent des insectes volants, avant qu'ils ne posent des œufs qui éclosent pour donner des larves / chenilles qui déciment les feuilles des plantes. Les pièges placés sur le sol sont bons pour surveiller les insectes au sol cachés dans la litière de feuilles ou dans le paillis.

Comment ils fonctionnent

Les pièges de surveillance utilisent fréquemment un attirant ou un leurre. Cela se fait souvent par l'utilisation de couleurs auxquelles les insectes sont attirés. Les objets jaunes attirent de nombreux types d'insectes, y compris les ennemis naturels des insectes nuisibles (Mizell 2014). Si un grand nombre d'insectes bénéfiques se trouvent dans un piège de surveillance, réduisez le nombre de pièges ou essayez une couleur différente. D'autres couleurs couramment utilisées pour les pièges de surveillance sont le bleu et le blanc.

Les insectes peuvent également être attirés par des appâts qui sont liquides (par exemple, le sucre dissout dans l'eau) ou solide (par exemple, des tranches de fruit ou du fumier animal). Les récipients sont généralement remplis d'eau, jusqu'à 2 cm en dessous du haut du récipient. Une fois que les insectes sont attirés dans un piège, ils finissent par tomber dans l'eau. Ajoutez un détergent à vaisselle liquide à l'eau pour éviter que les insectes piégés ne s'échappent. Une cuillère (environ 15 ml) de détergent à vaisselle par récipient d'eau doit suffire; utilisez des marques non parfumées pour éviter que l'odeur ne fausse le nombre d'insectes piégés. Comme alternative à l'utilisation de récipients, des morceaux de papier ou de carton colorés peuvent être peints avec quelque chose de collant, comme la mélasse, pour capturer les insectes.

Certains pièges attirent des espèces d'insectes spécifiques avec des phéromones, qui sont des composés que les insectes libèrent pour attirer un partenaire, signaler un danger ou marquer un sentier de nourriture. En fonction du leurre, ils peuvent potentiellement attirer des insectes de loin. Des pièges à phéromone peuvent être disponibles pour les agriculteurs dans certains pays, en fonction de l'existence de laboratoires qui produisent les composés de phéromone. Cet article se focalise sur les pièges et les appâts que les agriculteurs peuvent faire eux-mêmes.

Pièges testés par ECHO en 2016

De nombreux types de pièges peuvent être fabriqués. Pour ce petit essai, nous nous sommes focalisés sur trois types:

1) Le piège à cuvette, composé d'un récipient rempli à moitié d'eau savonneuse en mélangeant 30 ml (2 cuillerées à soupe) de détergent à vaisselle liquide avec 400 ml d'eau. Des pots pourraient être remplis et accrochés sur des piquets ou des branches d'arbres fruitiers. Pour cet essai, nous avons simplement placé un récipient rond au sol.

2) Le piège à fosse fabriqué en remplissant un récipient avec de l'eau et de la mélasse (nos pièges étaient remplis de 450 ml d'eau + 450 ml de mélasse + 15 ml de savon à vaisselle), le récipient étant placé dans le sol de manière à ce que le haut soit au ras de la surface du sol. On a placé une feuille de banane au-dessus de chaque piège à fosse pour éviter que des débris n’y tombent.

3) Les pièges à papier collant faits en peignant de la mélasse sur un morceau de papier jaune provenant d’une feuille de papier bulle  (environ l'épaisseur du papier cartonné).

Les pièges ont été placés entre des rangées de sorgho dans la Ferme mondiale de démonstration de ECHO dans le sud-ouest de la Floride. Les plantes de sorgho étaient proches du stade de la récolte, avec une présence notable de beaucoup d’insectes. Deux de chacun des pièges mentionnés ci-dessus ont été placés dans trois endroits différents dans la parcelle de sorgho. Les insectes ont été comptés après deux jours; si vous attendez beaucoup plus longtemps que cela, les insectes piégés commencent à se détériorer, rendant l'identification et le comptage plus difficiles.

EDN 136 Figure 2

Figure 2. Pièges à cuvette (à gauche), à fosse (milieu) et à papier collant (à droite) utilisés pour surveiller les insectes dans un champ de sorgho à ECHO. Source: Tim Motis

 

Performance des pièges testés par ECHO en 2016

EDN 136 Figure 3 Fr

Figure 3. Nombre d'insectes capturés avec des pièges de surveillance à cuvette, à fosse et à papier collant testés à ECHO dans le sud-ouest de la Floride. Les données sont la moyenne de six répétitions. Chaque pair de barres avec une lettre correspondante différente (« a » ou « b ») représentent des valeurs statistiquement différentes; Celles avec la même lettre représentent des valeurs statistiquement similaires.

EDN 136 Figure 4 Fr

Figure 4. Nombre d'espèces d'insectes capturées avec les pièges de surveillance à cuvette, à fosse et à papier collant testés à ECHO dans le sud-ouest de la Floride. Les données sont la moyenne de six répétitions. Chaque pair de barres avec une lettre correspondante différente (« a » ou « b ») représente des valeurs statistiquement différentes; Celles avec la même lettre représentent des valeurs statistiquement similaires.

Les pièges à cuvette ont capturé plus d'insectes (figure 3), ainsi qu'une plus grande diversité d'insectes (figure 4) que les pièges à fosse et les pièges collants. Vrdoljak et Samways (2012) ont signalé que les pièges à cuvette sont une bonne méthode pour surveiller de multiples espèces d'insectes. Ils ont constaté que les pièges à la cuvette jaunes et blancs ont capturé une grande diversité d'insectes qui visitent les fleurs des plantes. Cependant, ils ont suggéré d'ajouter d'autres couleurs pour éviter la possibilité d'une surestimation des insectes attirés par juste une ou deux couleurs.

Les pièges à la cuvette ont attrapé des ravageurs tels que les thrips (espèces de la famille des Thripidées) et les mouches blanches (espèces de la famille des Aleyrodidées). Ils ont également attrapé des insectes bénéfiques, dont les coccinelles (espèces de la famille Coccinellidées, probablement Harmonia axyridis) (Figure 5) et les  mouches à longues pattes (espèces de la famille des Dolichopodidées), qui se nourrissent de pucerons et de thrips. Vous pouvez attraper des insectes bénéfiques aussi bien que des espèces de ravageurs, mais quelques petits pièges de surveillance ne réduiront probablement pas considérablement les populations d'insectes bénéfiques. En dehors des pièges à phéromone, nous n'avons rencontré aucun modèle qui exclut des avantages.

EDN 136 Figure 5

Figure 5. Larve (en haut) et adulte (en bas) de coccinelle (Harmonia sp.) observées sur des feuilles de sorgho à ECHO en Floride. On remarque que la larve se nourrit de pucerons. Source: Tim Motis

Les coléoptères (non identifiés au niveau du genre et de l'espèce) ont été plus constamment capturés avec le piège à fosse que les deux autres types de pièges. Peut-être que les pièges à fosse pourraient être utilisés en combinaison avec les pièges hors-sol pour surveiller à la fois les insectes se trouvant au sol et ceux présents dans le couvert végétal. Que l'agriculteur utilise plus d'un type de piège ou plusieurs couleurs de pièges différents, nous recommandons une approche combinée pour une détection fiable et précoce des insectes ravageurs.

Améliorations possibles

La mélasse utilisée avec nos pièges collants a perdu son effet collant après les premières 24 heures. En faisant bouillir la mélasse au préalable (pour enlever l'eau), ou en ajoutant de la farine ou de la fécule de maïs (pour l'épaissir) cela pourrait aider à prolonger l'effet collant. Nous avons également appris que l'huile de moteur usée est souvent utilisée à la place de la mélasse.

Les pièges à cuvette et les pièges à fosse pourraient être recouvertes de grille maillée pour éviter que les feuilles ne tombent dedans. Dans notre essai, la litière de feuilles ne pose pas beaucoup de problèmes. Si les pièges de surveillance sont utilisés pendant la saison des pluies, une bouteille en plastique ou un jerricane peut fonctionner mieux qu'une cuvette; une fente de 2 à 4 cm de largeur coupée sur le côté, au moins à 6 cm au-dessus du fond du récipient, limiterait l'exposition aux gouttes de pluie mais permettrait toujours aux insectes d'entrer.

De nombreux autres modèles de pièges, de stratégies de placement et d’appâts pourraient être essayés. Un article d'Infonet Biovision, intitulé Traps and Bagging, est un article dans lequel on peut trouver des suggestions pratiques.

Références et lectures supplémentaires

DOCUMENTS OU DE SITES WEB

 

NOTES RÉSUMÉES

Lutte intégrée

Le site de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) sur la Iutte intégrée.

 

Met les lecteurs en contact avec les programmes de la FAO liés à la lutte intégrée, ainsi que les efforts liés à la lutte intégrée que la FAO a entrepris dans diverses parties du monde.

Site Web de UC IPM (Lutte intégrée de l’Université de Californie).

 

Contient de nombreuses informations sur les ravageurs des cultures, l'identification des organismes nuisibles et la gestion des insectes. Beaucoup d'insectes présentés sur ce site sont connus à travers le monde.

Insectes bénéfiques

Mizell, R. 2014. Outils pour piéger les ravageurs et attirer les insectes bénéfiques. Panhandle Ag e-News (extension de l'IFAS de l'Université de Floride).

 

Porte sur l'utilisation d'objets jaunes pour attirer des insectes bénéfiques.

Document de TECA (Technologies et pratiques pour les petits producteurs agricoles) intitulé Les insectes bénéfiques et les ravageurs de coton qu'ils combattent.

 

Fournit des photos d'insectes bénéfiques bien connus, ainsi qu'une liste d'insectes nuisibles qu'ils aident à combattre. On rencontre souvent les insectes présentés ici dans d'autres cultures en dehors du coton.

UC IPM (Lutte intégrée de l’Université de Californie) Gallerie des ennemis naturels de l’UC IPM.

 

Présente des informations sur les ennemis naturels de divers insectes nuisibles.

Wang, K.-H., 2012. Les cultures de couverture en tant que plantes d’insectes pour renforcer les organismes aériens et souterrains bénéfiques. Hānai’Ai/The Food Provider.

 

Fournit des idées sur la façon d'intégrer les cultures de couverture à fleurs dans les champs des agriculteurs afin d'attirer des insectes bénéfiques.

Lingbeek, B.J., CL. Higgins, J.P. Muir, D.H. Kattes, and T.W. Schwertner. 2017. La diversité et la structure de l'assemblage des arthropodes en réponse à la déforestation et à la désertification dans le Sahel de l'Ouest du Sénégal. Global Ecoloogy and Conservation 11:165-176.

 

Cet article a été rédigé par Brandon Lingbeek, ancien stagiaire et ancien membre du personnel de ECHO. Il met en lumière l'utilisation de pièges à fosse pour surveiller la diversité des insectes dans le Sahel. La section 2.2 explique comment leurs pièges à fosse ont été conçus et mis en œuvre.

Insectes nuisibles et informations générales

Gebremariam, G. 2015. Tuta Absoluta: un défi mondial imminent dans la production de tomates, document de révision. Journal of Biology, Agriculture and Healthcare 5(14):57-62.

 

Une revue de la littérature sur la mineuse de feuilles de tomates.

Site web d'Infonet Biovision.

 

Contient de nombreuses informations sur la lutte antiparasitaire, abordant des approches telles que les ennemis naturels, les extraits de neem, la vaporisation à savon, les extraits d'ail et de neem et les pièges de surveillance des insectes. Sur la page d'accueil, cherchez et cliquez sur « Plant » ou « Plant Health » pour trouver des informations sur les ravageurs de cultures et des approches pour les combattre.

OISAT (Service d'information en ligne pour la lutte antiparasitaire non chimique dans les zones tropicales).

 

Liste des ravageurs affectant des cultures spécifiques, avec des liens vers des photos et des informations supplémentaires sur les insectes nuisibles et les moyens de les combattre. Contient également des informations sur les maladies des cultures.

Document de TECA (Technologies et pratiques pour les petits producteurs agricoles) intitulé Pest and Disease Management in Organic Agriculture.

 

Une section sur la surveillance des cultures explique ce qu'il faut rechercher en ce qui concerne les dégâts causés par les insectes. Il existe également des sections sur les pièges de surveillance des insectes et les moyens de renforcer les ennemis naturels des insectes nuisibles.

Vrdoljak, S.M. and M.J. Samways. 2012. Optimiser les pièges à panneaux colorés pour enquêter sur les insectes se posant sur les fleurs. Journal of Insect Conservation 16(3):345-354.

 

Un rapport de recherche sur les pièges de surveillance à cuvette qui fait la promotion de multiples couleurs et contient un examen approfondi de la littérature relative aux pièges à cuvette.