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Habituellement, les Nord-américains n’ont aucune idée qu’il existe des différences marquées entre l’horticulture des pays tempérés et des pays tropicaux. J’ai personnellement eu une telle expérience lorsque j’ai déménagé de l’Ohio en 1981 pour devenir le directeur d’ECHO. J’avais déjà acheté des graines pour mon jardin en Ohio lorsque je suis venu travailler avec ECHO. Ainsi, à la fin juin, j’ai commencé à planter mon jardin du sud de la Floride. Un homme d’âge mûr m’expliqua : « Ici, en Floride, nous ne pratiquons pas l’horticulture en été. Nous laissons les mauvaises herbes envahir le jardin jusqu’à l’automne. » Cela me laissa perplexe : pourquoi les gens feraient-ils une chose pareille? Malgré ce conseil, je décidai de planter des haricots, des radis, des concombres, des zucchinis, de la laitue, des melons brodés, des brocolis, des choux, etc. Je plantai également des zinnias et des soucis. Le jardin me donna d’innombrables surprises. La chaleur et l’humidité quotidienne de la Floride ne sont qu’occasionnelles en Ohio. Combinées aux pluies fréquentes, elles favorisèrent l’apparition de maladies qui se propagèrent rapidement dans mon jardin. (De nombreux microorganismes ravageurs ne prolifèrent que lorsque la végétation est détrempée.) Comme le sol ne gèle pas, les insectes, les nématodes et les maladies ne sont pas éliminés chaque année durant l’hiver. Certains ravageurs dont je n’avais jamais entendu parler décimèrent mes plantes. Par ailleurs, les rayons du soleil beaucoup plus intenses à cette latitude chauffèrent d’autant plus les feuilles. Beaucoup de mes variétés de plante préférées ne purent supporter la chaleur élevée.